Sclérose en plaques et le sport

Publié le par Aspu

sep et sport

Alors que depuis des décennies les médecins allaient jusqu’à interdit la pratique d’une activité physique au personnes atteintes de sclérose en plaques. Une étude, montre que l’exercice physique intense a un certain nombre d’effets positifs sur l’état général des malades de la sclérose en plaques. La santé des malades de la SEP s’en trouveraient mieux. En effet, après 12 semaines d’entrainement régulier, les malades atteints de la sclérose en plaques pouvaient marcher 12% plus vite et aller 15% plus loin. De plus, les Sépiens devenus Sépistes étaient capables de faire en moyenne 12% de pas en plus en montant un escalier, et de se lever 28% plus rapidement d’une chaise qu’avant leur entrainement. D’après le physiologue du sport Ulrik Dalgas, du Département des Sciences Sportives, à l’Université d’Aarhus, la raison principale de cette amélioration serait le renforcement musculaire des jambes des Sépiens durant l’entrainement. Les chercheurs danois ont prouvé, qu’au contraire des idées reçues, l’exercice physique, même intense, soulage les malades.

Réduction de la fatigue et amélioration de l’humeur

Comme on le sait, la fatigue est l’un des symptômes les plus courants pour les 90 000 malades de la sclérose en plaques français. L’activité physique, même intensif est l’un des moyens les plus efficaces pour évacuer cette fatigue envahissante et permet une nette amélioration du moral des Sépistes. Il ne faut pas oublier que le sport n’est pas un traitement médicamenteux mais considérer qu’il favorise une bonne image de soi. Rien de surprenant alors puisque nous savons que par les lois de la Psycho-Neuro-Endocrino-Immunologie toutes les améliorations physiques de n’importe quelle personne sont à l’origine d’une meilleur image de Soi. Par ailleurs, le travail en équipe avec des objectifs bien partagés participe aussi à cette image. Il est incontestable qu’un Sépiste ne peut qu’être entrainé vers un bénéfice peu ou proue de son bien-être par un entrainement supportable et bien consenti le tout dans une ambiance chaleureuse. Les effets peuvent influencer positivement la vascularisation, le transit intestinal, la ventilation ainsi que le moral. Ceci à pour conséquence une meilleure homéostasie (équilibre psycho-émotionnel). Le sport active immanquablement toutes les bonnes fonctions biochimique de notre corps.

De nouvelles études

Il y a plus de 10 ans que sont menées ici ou là des études sur ce sujet mais il s’agit le plus souvent d’une pratique légère d’un sport comme la marche ou la natation. Ces études étaient intéressantes car elles combattaient l’idée reçue selon laquelle l’exercice physique empirerait la maladie. Les études portant sur les intérêts de la musculation pour les patients atteints de la sclérose en plaques n’ont débutées qu’il y a quelques années. L’étude danoise, dont je me réfère ici, est à ce titre très détaillée. Elle parle de l’intérêt d’exercices de musculation plus intenses. Bien sûr on ne parle pas ici de faire faire de la musculation intensive à des personnes attentes des formes les plus sévères de cette maladie. Là aussi les recherches sont semble-t-il en court. Mais pour l’instant, la pratique d’une activité de musculation des jambes est à proposer avec des améliorations dès les premières semaines.

Rien de nouveau et pourtant…

A en croire les chercheurs, la pratique d’exercices physiques journalières est stimulante pour les Sépistes. Mais en vérité rien de surprenant à cela. Nous savons que les muscles sont des organes à part entière. Ils font partie du bon équilibre du corps par leur fonctionnement. La fibre musculaire est consommatrice de protéines, de sucres et d’acides aminées mais il permet aussi d’éliminer les toxines avec l’évacuation par la sueur et la respiration pour réguler l’échauffement du corps. L’effort physique active aussi la sphère digestive mais pas seulement puisque les reins sont mobilisés en faisant des petits mouvement de haut en bas. Ainsi ils sont massés et stimulés par une meilleur micro-vascularisation.

De l’optimisme !

Par les phénomènes hormonaux lié au sport, comme la sécrétion de dopamine, le Sépiste bénéficiera d’un nouvel optimisme directement lié à son activité physique. L’état psychique du patient bénéficiera par retour de ce nouveau bien-être lié à cette hormone. Une boucle rétroactive viendra alors logiquement casser ce qui était le quotidien de ce malade trop souvent inscrit dans la névrose télévisuelle, la déprime, petite ou grosse avouée ou non, le pessimisme dévastateur, la solitude qui ne porte pas vers un enthousiasme débordant. De plus, comme on l’a vu plus haut le muscle est consommateur de « carburant protéïno-sucrés ». Il faudra donc éviter une alimentation carencée qui priverait le corps de ressources vitales. Le Sépiste aurait une baisse de ses forces vitales et énergétiques. L’optimisme devient ici la mesure du bien-être du patient. Il est à la foi moteur et frein de l’image de Soi. L'activité physique intensif serait même un bon truc pour la construction de cette image pour les gents qui ce croient valide.

Ainsi la pratique d’un sport régulier et bien dosé pour atteindre une bonne transpiration, un petit essoufflement, un rythme cardiaque élevé, additionné d’une alimentation saine, le tout dans une belle ambiance familiale et professionnelle ne sera que le creuset d’un retour en équilibre homéostasique favorable à un Bien-être-Mental-Optimal (BMO). Voilà le bon chemin à prendre pour chaque malade.Mais peut-être en connaissez-vous d’autres?

Après avoir reconnu le bien fondé de cette études danoise, une question reste en suspend: à quand une étude sérieuse qui prendra en compte des paramètres simples qui ne seront que la base d’une vie heureuse.

Lecteurs sachant lire , je vous salue et reste à vous lire.

Publié dans Sclérose en plaques

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T
Merci beaucoup pour cet extrait de littérature. Sympa.
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A
A mon tour de vous remercier pour votre message que je prends pour un encouragement