Le pape a dit !!!

Publié le par Aspu

pape François
pape François

Les actions contre le dérèglement climatique deviennent de plus en plus centrales dans les débats qu’ils soient de natures économiques, politiques, de santé public et même de sécurité militaire.

En tout cas c’est ce que je remarque en lisant la presse qui relate ici et là quelques publications émanant de toutes sortes d’intervenants de la nébuleuse communicante. Mais il manquait encore un intervenant de poids dans ce débat. Il vient de ce lever tout d’un coup en se dévoilant à la presse internationale, il s’agit du Pape François !!!

Voici un véritable cailloux dans la mare des détracteurs de l’idée même du réchauffement climatique. Même le pape le dit mais c’est quoi ce b….l ! ! ! ….

L’idée validée par de nombreux chercheurs internationaux comme Claude Lorius depuis plus de 40 ans est enfin relayée par ce qu’on pourrait appeler un coup de tonnerre dans le monde des scientifiques.

Le magazine italien L’Espresso a révélé, lundi 15 juin dernier, une copie de l’encyclique papale sur l’environnement. Ce texte, qui nous concerne tous et pas seulement les catholiques, est un appel à une action urgente pour lutter contre, ce qui est pour moi, le dérèglement climatique et non le réchauffement climatique. S’appuyant sur les études scientifiques, le pape attribue ce phénomène « en majeure partie » à l’activité humaine et à la combustion des énergies fossiles. Cette affirmation, déjà énoncée par le Vatican, va à l’encontre des vues défendues par les climato-sceptiques, que l’on retrouve dans les cercles chrétiens, notamment aux Etats-Unis. Le pape François donnent une juste idée de la protection de la planète et balayent l’ensemble des défis environnementaux actuels ainsi que leurs implications économiques et sociales. Il ne s’agit plus de religions Bouddhisme, Catholicisme, Islamisme, Judaïsme, Protestantisme et même la Laïcité ne se lisent plus comme religion mais plutôt comme secte attachée à des dogmes ancestraux évacuant les problématiques liés à l’environnement.

Bien sûr les écologistes saluent ce texte et l’accueille favorablement surtout en vue de la préparation de la COP 21, la conférence sur le climat qui se tiendra au Bourget en décembre 2015, Nicolas Hulot a salué dans un discours devant le Conseil régional d’Ile-de France l'encyclique. «Nous avons là un texte puissant, éclairant, et un renfort inespéré pour une mobilisation exigeante et positive pour mettre l'humanité, fin 2015, au pied d'une nouvelle ère», s'enthousiasme le militant. Il nous invite à remettre les choses dans le bon ordre. L’économie doit être au service de la politique et non l’inverse.»

L'ancien ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo a qualifié l'encyclique «d'événement considérable et décisif». «Elle développe une vue globale des enjeux et souligne l'urgence absolue à soutenir financièrement les pays d'ores et déjà victimes du dérèglement climatique», a-t-il développé, plaidant pour la mise en place de «subventions de 10 milliards de dollars par an au profit des pays vulnérables» afin que ceux-ci sortent «de la spirale vicieuse de la pauvreté en finançant l'accès à l'énergie qui conditionne l'accès à l'eau, à l'agriculture, à l'éducation, à la santé, à l'emploi et à la sécurité».

Dans un communiqué, Ban Ki-moon, secrétaire général de l'ONU, a rappelé les propos du pape soulignant que «le changement climatique est un des principaux défis de l'humanité et une question morale qui implique un dialogue respectueux avec toutes les composantes de la société et de se montrer solidaire avec les plus pauvres et les plus vulnérables qui souffrent le plus des effets du climat», a insisté le secrétaire général. Il a également exhorté les gouvernements «à placer l'intérêt général au-dessus des intérêts nationaux et à adopter un accord ambitieux et universel sur le climat» à la conférence de Paris en décembre.

Christiana Figueres, en charge du climat à l'ONU, estime que ce texte du pape «ne laisse aucun doute sur notre devoir d'agir contre le changement climatique dès aujourd'hui.»

Pour faire simple, dans son encyclique sur l'environnement, le pape François exhorte les responsables mondiaux à agir vite pour sauver la planète, «la maison commune» est menacée de destruction par le réchauffement et le consumérisme.

Dans un communiqué, François Hollande, estime que ce texte de 192 pages «replace l'enjeu écologique dans une perspective humaniste et rappelle au monde la solidarité de destin qui est la sienne». Il a également «formé le voeu» que «la voix particulière du pape François soit entendue sur tous les continents, au delà des seuls croyants».

Par son encyclique sur l’environnement, «Laudato si» («Loué sois-tu»), le pape a l'ambition de s'adresser à tous et pas seulement aux 1,2 milliard de catholiques.

Depuis son élection, e pape François a régulièrement bousculé les conservatismes et s'empare de sujets sur lesquels on ne l'attendait pas. Cette foi-ci, il s’attaque à un dogme très puissant puisque c’est celui du pouvoir des riches. Il détaille sa vision de la situation climatique mondiale et appelle à une révolution environnementale. Le pape François exhorte les responsables mondiaux à agir vite pour sauver la planète, menacée de destruction par le réchauffement et le consumérisme, dans une encyclique sur l'environnement en forme de manifeste contre l'égoïsme des plus riches.

La « soumission » du politique à la finance

« La soumission de la politique à la technologie et aux finances se révèle dans l'échec des Sommets mondiaux sur l'environnement », écrit Jorge Bergoglio dans ce texte. Le pape François ne se contente pas de regretter l'échec des négociations passées. Il dénonce également un système au service des puissances d'argent.

Le droit à la propriété privée n'est pas « intouchable »

Le ton de l'encyclique surprend par sa radicalité sociale, d'autant plus que le pape sépare volontiers les chapitres très politiques et économiques de ceux spirituels, ce qui rend son message plus percutant. Il affirme ainsi que le droit à la propriété privée n'est « pas absolu et intouchable», et s'attaque à de nombreux thèmes, qui vont de l'exploitation de la forêt amazonienne à la privatisation de l'eau dans les villes.

Pour une révolution sociale

il dénonce dans ce qui s'apparente à un véritable manifeste pour une révolution sociale, environnementale et économique, les agissements de la minorité riche et égocentrique pour donner du poids à la décroissance celle qui fait peur justement aux nantis.

« L'heure est venue d'accepter une certaine décroissance dans quelques parties du monde, mettant à disposition des ressources pour une saine croissance en d'autres parties. Les pays riches et pollueurs ont le devoir d'aider les pays les plus pauvres dans la transition énergétique, affirme le pape François. « On ne parvient pas, dans la communauté internationale, à des accords suffisants sur la responsabilité de ceux qui doivent supporter les coûts de la transition énergétique », déplore-t-il dans ce texte qui rappelle que les populations les plus pauvres sont aussi les plus vulnérables face au changement climatique. les riches n’ont plus qu’à payer pour leur exactions envers les pays pauvres. C’est bien à une révolution des actes et des consciences que nous parle ici ce pape.

La mise en cause des multinationales

Le pape François estime également que c'est la mainmise des multinationales qui entrave la cause environnementale : « Il est prévisible que le contrôle de l'eau par de grandes entreprises mondiales deviendra l'une des principales sources de conflits de ce siècle ».

« La technologie reposant sur les combustibles fossiles très polluants - surtout le charbon, mais aussi le pétrole et, dans une moindre mesure, le gaz - a besoin d'être remplacée, progressivement et sans retard », écrit le pape dans ce texte, qui invite l'humanité à changer ses habitudes de vie et ses modes de production.

L'homme, principal fautif

C'est un point qui déplaira fortement aux climato-sceptiques et surtout aux consommateurs modernes complètement engluer dans un consumérisme mortifère. Le pape François affirme que le réchauffement climatique n'est pas le seul fait de la nature. La faute est partagée avec l'activité humaine, qui est la principale responsable de la destruction des écosystèmes.

« La plus grande partie du réchauffement global des dernières décennies est due à la grande concentration de gaz à effet de serre émis surtout à cause de l'activité humaine », écrit ainsi Jorge Bergoglio.

Le pape François pourfend aussi le rejet des migrants et l'exclusion des pauvres. On savait que l’homme et un loup pour lui-même, mais là le pape nous en remet une couche, et quelle couche!!!

Entre croissance, égoïsme, politique du pire économique, escroquerie de ressources, esclavagisme à grande échelle, nos ingénieurs, nos cadres, nos docteurs en toute chose, nous nous retrouvons au pied de la croix et celle du Christ paraît bien petite par rapport à ce qui nous attend. Mais une question me tracasse ici: le savaient-ils tous ces illustres cités plus haut ? Si prévoir c’est gouverner alors ils le savent depuis longtemps. Sinon, nous sommes dans de beaux draps, nous sommes même dans une urgence gravissime. Et si le pape entre dans cette danse médiatique, il faut en déduire qu’il n’en avait plus le choix. Autrement dit, il est facile de penser qu’il s’agit là encore d’un beau plan de communication. En effet c’est connu depuis la nuit des temps, pour faire passer une idée qui dérange, il faut faire peur mais comme le politique ne le peut guère sous peine de ne plus être élu alors on a donné la parole à ce cher pape François pour dire ce qui n’est pas possible par la politique. Nous sommes là dans de la géopolitique à grande échelle. Pensez-donc que notre brave Flamby puisse nous dire de partager nos richesse avec les réfugiés d’Afrique puisque nous les avons spolié depuis des siècles ; qu’il puisse nous dire que de vendre des Rafales pour donner de l’emplois c’est de la foutaise et de l'égoïsme ; qu’il nous dise aussi que de faire ses courses en dehors du marché, ce devrait être interdit ; qu’il décide pour le bien de l’humanité de supprimer la quasi totalité des chaines de télévision et qu’elle ne serait visible que de 18 H à 22h30 ; que ….etc…. Pourtant c’est ce que nous dit le pape en personne dans son encyclique sur l’environnement, «Laudato si» («Loué sois-tu»).

Alors il nous faut comprendre ici qu'il y a urgence et qu'en tout état de cause, le pape nous dit qu’il est temps de « bouger son cul » depuis le 15 juin 2015. Dommage qu’il n’est pas entendu et relayé ces même discours dès les années 70. En effet tout ce qui s’écrit sur le climat et l’économie aujourd’hui trouve sa source dans cette période d’après la guerre. Certains sociologues avaient bien compris que le libéralisme économique ne pouvait que produire cette catastrophe que nous vivons aujourd’hui. Mais les lobysistes ont bien fait leur boulo et ils ont cru.

Maintenant voici l'heure de l'addiion.

Ne rêvons plus à des jours meilleurs et rappelons nous de Voltaire qui nous appris que tout dogme est d’abord un mensonge et qu’il faut toujours chercher, c’est la seule vérité impériale pour connaitre et reconnaitre ses propres errements. L’Homme est ainsi rattraper par ses croyances. Juste retour des choses. Il a cru se libérer de la religion par les sciences mais il est rattrapé par elle grâce à cette même science. La boucle est bouclée. Ainsi de dogme en dogme, de paradigme en paradigme, l’Homme ne peut faire que de se tromper, il errera toujours. Les seules choses rationnelles dans notre monde à prendre en compte ce sont ses inégalités et la prise de conscience que notre propre future est déterminé par des causalités du présent. Pour qu’un monde meilleur émerge, il faut se soumettre à ses propres lois. Espérer c'est croire et croire c’est vivre ! Le présent engendre le futur et l'Homme n'est que mamifere …..

Le pape l’a dit ! ! !

lecteur sachant lire, je vous salue dans le respect

Publié dans Ecolonomie

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