Homo cannibalus

Publié le par Aspu

Homo cannibalus

Pourquoi tant de Non-Fraternité ? Comment résister à la cruauté due à notre monde actuel ? Acceptons d’abord de comprendre que les grands fautifs de ce bordel, c’est bien nous et nous seuls individuellement et collectivement.

 

Dur dur de se mettre en ligne de mire soi-même, mais acceptons le c’est ainsi ! L’homo sapiens a des défauts nous le savons alors acceptons que cette Non-Fraternité soit son défaut majeur, au moins pour la majorité d’entre-nous.

 

Changer de voie nous a été préconisé par nombres de lanceurs d’alertes planétaire mais l’effort était considéré comme insupportable pour la communauté. Alors elle s’est engouffrée dans une voie d’auto-destruction.

 

L’homo sapiens est ainsi devenu « homo dément » pour évoluer tranquillement vers « l’homo cannibalus »  ! Chacun cherchant invariablement à défendre son « bifteck » comme on dit. Le « Je » a éclipsé le « Nous » en silence dans les salons ouatés de nos élites.

 

Dans un ouvrage de Jérôme Fourquet « L’Archipel Français » l’auteur montre de quelle façon la France une et indivisible d’autrefois, s’est métamorphosée en une infinité d’îles s’ignorant les unes les autres. Chacune d’entre-elles est constituée de gens qui conduisent leur vie à leur façon. Ainsi existe une société multi-culturelle, multi-cultuelle et multi-truc. Ceci a pour effet de provoquer une dislocation des références communes. Nous nous sommes engagés dans un individualisme de petit-bourgeois bien pensant puisque bien éduqués. Le « vivre-ensemble" s’est fracassé sur les rochers de l’archipélisation. Cela me rappelle la notion de « cluster » dans le domaine de l’eau à mon sens. Nous ne sommes que de l’eau !…

 

Cette analyse que certains comprendrons comme démoralisante va s’additionner avec un réflexe reptilien : celui de l’oasis de « fraternité secondaire ». il s’agit de créer un élément rassurant pour oublier de regarder les choses bien en face, comme on dit. Mais c’est aussi une sorte de fuite en avant, ne l’oublions pas.

 

Quoi qu’il en coûte ces « oasis de fraternités secondaires » font apparaître une dislocation sociale profonde, aussi profonde qu’est la crise à traverser. Ce phénomène se traduit dans tous les domaines de la vie. C’est un bouillonnement d’initiatives privées, personnelles, communautaires, associatives, … J’en fais partie puisque j’écris, puisque je me rebelle, puisque je complote !…

 

Chacune et chacun va passer d’un homo X à un autre homo Y à son rythme mais l’inévitable homo cannibalus va surgir des ténèbres du cerveau reptilien. C’est une question de survie ni plus ni moins. N’en déplaise aux utopistes d’une communication paisible. Sommes-nous capables de monter à l’échafaud en souriant au bourreau ?   

 

Je constate pourtant qu’il existe aussi un « bouillonnement » plus occulte, celui des idées. Comme des oasis, sinon dans le désert du moins dans la jungle, elles éclairent déjà notre futur. Pour le dire autrement, c’est là que se prépare et se construit la société de demain. Ce n’est plus dans les partis politiques, même quand ils se disent « en marche », sans préciser vers quoi. Aujourd’hui, il est question de construire des idées neuves en dehors des idéaux des anciens. Construire autrement c’est d’abord comprendre le présent avec des outils plus rationnels, plus actuels, plus justes. Changer le monde avec les outils du passé, c’est comme « réinventer le fil à couper le beurre », comme on dit chez moi.

 

Arrêtons donc de polémiquer ; sachons rester clairvoyants et factuels. La science sociologique et comportementale s’est largement trompée sur notre société. Nous en payons l’addition à travers cette pandémie. La facture est lourde mais croyez-moi, elle va vite s’alourdir si on ne change pas de voie très très très vite. Nous devons abandonner nos idéaux au plus vite ! …

 

Nous devons faire un effort à l’inverse des fameuses « 30 glorieuses » mais en deux fois moins de temps. Et malheureusement ce n’est pas à coup de covoiturage, d’achats groupés, de circuit-court, ou en diminution la publicité, en économisant de ceci ou de cela, de punir l’obsolescence, de voter autrement, …etc …etc…. La facture s’annonce lourde, vous dis-je. Et il y a URGENCE …

 

Certains ont eu l’utopie de la technophilie jusqu’à l’exaltation d’autres celle de l’esprit fraternel jusqu’au communisme. Mais force est de constater que l’un et l’autre se sont enfermés dans un esprit de « bisounours romantiques ». Nous voici donc pris au piège. C’est bien le clivage des archipels ! C’est dans ce contexte que l’homo cannibalus se réveille immanquablement un jour ou l’autre.

 

Nous devons nous éloigner d’un nouveau marxisme comme d’un capitalisme vertical, mais sans esprit de vengeance. Ce qui est fait est fait.  Mais oserons nous nous regarder droit dans les yeux pour comprendre que l’homme se fabrique que des prisons depuis de nombreux millénaires .. N’est-ce-pas là, encore un dysfonctionnement de l’homo sapiens ? Fraternité, clairvoyance même combat ?

 

Il nous faut apprendre à être « fabricant d’espérance" en abandonnant nos cruautés reptiliennes. Et pour cela, pourquoi ne pas faire l’effort de relire notre histoire ? Faire l’effort de rechercher nos erreurs plutôt que de se glorifier constamment ? Faire amende honorable devant nos dysfonctionnements viscéraux ? Adieux « veaux, vaches, cochons » !

 

Cette expression de Jean de la Fontaine dans "La laitière et le pot au lait » a un goût amer aujourd’hui. La fermière vend son lait au marché et se met à rêver de l'argent qu'elle va gagner .… N’avons nous pas aussi perdu notre défi fraternel pour une idéologie sociale basée sur une illusion pécuniaire ? Ne savons-nous pas partager notre humanité, ne serait-ce que pour survivre ? Nous nous sommes gavés de savoirs, mais n’est-ce-pas pour assouvir une soif de pouvoir ? N’est-ce pas pour construire une hiérarchie sociale destructrice ? Toutes ces questions sachons-nous nous les poser chaque matin afin de croire à une nouvelle utopie fraternelle.

 

Certains me jugeront utopique et d’autre naïf. Je les comprends, je sais qu’abandonner ses propres chapelles représente un effort violent. La critique est facile et l’art est difficile. Alors restons humbles devant notre feuille de route. Restons vaillants. Soyons des éclaireurs faibles mais pugnaces. Ne nous effondrons pas dans une fainéantise destructrice. Elle nous ferait perdre sur deux plans, celui du collectif pour l’un.  Et pour l’autre, nous savons grâce aux lois de la Psycho-Neuro-Endocrino-Immunologie que la maladie nous guette dans l’abandon de notre être-profond. Toute attitude défaitiste est source de malheurs. Le pacifisme et la pédagogie sont comme toutes techniques malheureusement pas infaillibles. Ces approches ont même la particularité de se déliter dès lors que la partie est difficile, ceci même dans les milieux bien éduqués, la preuve en est aujourd’hui….

 

En quelques mois, nous avons tous connu : tristesse, abattement, manque de confiance, peur de soi et des autres, peur de la météo, découragement, etc ..etc…Nos croyances limitantes nous ont enfermées  dans un labyrinthe fait de noirceurs et d’incompréhensions. Le découragement est compréhensible mais pas inévitable. La théorie des chapelles est plus forte que les discours politico-médiatiques indigents.

 

Il y a un idéal dans chacune de nos têtes, c’est notre moteur personnel. Admettons qu’il soit juste le reflet de nos croyances et cherchons à s’accrocher à d’autres. Elles existent dans les têtes voisines de la nôtre. Ecoutons, partageons, regardons, admirons l’Autre dans son entièreté pour admettre nos propres limites. N’est-ce-pas ainsi que se construit le « vivre-ensemble » sans bruit, sans fracas médiatique ? L’idéal n’est jamais très loin de l’homo sapiens puisqu’il a su vivre tant et tant de choses et d’événement jusqu’ici.

 

Regardons donc devant nous. Médecins, infirmières et infirmiers, sage-femmes, ASHs, chauffeurs et autres personnes participants à cette hécatombe du monde de la santé dite « moderne »  ils doivent s’interroger en acceptant la mouvance des croyances et d’un idéal sans norme. Nous devons tous participer à cet effort qui doit toucher bien plus que le monde de la santé publique. C’est d’un choix de société dont je veux parler ici, dont nous devons parler ici ni plus ni moins. Refuser cette feuille de route c’est condamner la société toute entière.

 

Aujourd’hui perdre son travail, se mettre en marge de la société politicienne, c’est éviter de s’éclater la tête dans le mur que nous propose le dérèglement climatique, la méchanceté politique, l’hypocrisie sanitaire, la soumission à la monnaie, etc…etc… Bref c’est ne pas participer à l’effondrement, c’est ne pas se laisser écrabouiller par l’homo cannibalus. Attention à ne pas le devenir ! Là est notre responsabilité. N’oublions que nous ne sommes qu’une formule mathématique ! Elle nous amène à comprendre notre monde autrement. 

 

Maintenant nous savons que nous avons un outil quasi-parfait pour continuer l’évolution humaine grâce à la P.N.E.I. Pourquoi s’en priver ? Elle s’énonce en algorithme : ( Pe + (NxE) = Sa ) = Ip ! La psychologie évolutive (Pe) s’additionnant à la puissance hormonale (N) amplifiée par les sécrétions endocrines (E), représente la capacité à l’adaptation aux stressors (Sa), le tout ayant pour conséquence notre faculté à augmenter la puissance de notre système immunitaire (Ip). Le tout  dans un milieu hydrique, car n’oublions pas qu’en nombre de molécules, nous sommes faits de plus de 98% d’eau !

 

Lâchons nos vieux idéaux économiques autant que sociaux. Ne nous décourageons pas donc, mais apprenons à regarder les choses bien en face. Ayons ce courage !!! celui de la survie ....

 

La Non-Fraternité est le défaut majeur de l'homo sapiens, c'est inscrit dans ses gênes acceptons de faire l'effort de le contrôler.

C'est possible l'histoire humaine en est la preuve. 

 

Lecteur sachant lire, je vous salue 

 

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