Canicule ! ! !
Et si ce n’était que le début des emmerdements ? Soyons claire entre-nous, il est question de la survie de notre espèce ni plus ni moins.
Nous venons de traverser une période « rouge » sur la plupart de la France. Ce cadre définit par Météo-france n’est que le résultat d’une vue de l’esprit étriqué de nos dirigeants et dirigeantes.
Rien sur ce que nous pouvons faire pour limiter le réchauffement à venir et le lien avec la disponibilité déjà décroissante des combustibles fossiles en Europe, rien sur l'agriculture, sur la disponibilité de la ressource en eau, sur les forêts et les écosystèmes, sur les maisons qui se fissurent, sur les maladies, voire même sur les conditions de travail en extérieur.
Non, le réchauffement, hier, c'était juste "quelle est la bonne clim" et "la centrale nucléaire de Golfech »et surtout rien en ce qui concerne l’avenir de notre alimentation, car notons le : que nous soyons riches, pauvres, blancs ou noirs, et pourquoi pas verts, jusqu’ici le monde des humains comme des animaux doit se nourrir, et ceci le mieux possible en quantité et en qualité.
Et même si l'on se limite à la canicule, nous devons savoir que c’est cette nourriture qui va permettre notre survie individuelle, collective, sociale et même économique.
Certes, nombres d’individus ne sont pas en France. Mais leur problème est bien plus important que d'avoir quelques mauvaises nuits dans l'année... Et même pour nous, ce n'est pas sans conséquence : si les pays où se trouvent ces personnes se mettent à connaître de graves troubles, cela nous touchera par ricochet. Nous sommes tous tributaires des autres où que nous soyons et qui que nous soyons…
La canicule que nous venons de traverser collectivement ne peut pas ne pas nous alerter. Mais combien de nous l’ont vraiment été sérieusement ? Cette question est bien dérangeante, elle nous interpelle toutes et tous dans notre fort intérieur. Nous sommes tous des responsables ! Et notre tendance à nous réfugier dans des fantasmes pervers doit être dénoncée…
Pourquoi ne pas parler du milliard d'êtres humains qui, en 2050, pourraient expérimenter des conditions extérieures, au risque de leur vie, plus d'un jour sur deux avec "juste" 2°C de réchauffement ?
Notre solidarité éventuelle se heurte à notre "mode de vie" qui dépend, dans les faits, de systèmes de production largement situés à l'étranger. Ce dernier sera modifié si les usines, ports et canaux, trains, centrales électriques, champs ou mines situées à l'étranger ne fonctionnent plus normalement . Que se soit pour des raisons caniculaires, sociales, sécuritaires. Cette épisode de « surchauffe climatique » nous a fait comprendre que les journalistes (et leur équipe, car ces gens là ne travaillent pas seuls) ont beaucoup de mal à poser des questions qui permettent de « dézoomer" correctement sur des faits factuels. Parler de climat n'est pas qu'une affaire de temps qui lui est consacré. Le « comment » et le « pourquoi » est au moins aussi important. Sans oublier de parler des prospectives probables et/ou certaines.
Mais même si « la maison brûle » l’idéalisme du commerce pousser par le « toujours plus » s’arrange le droit de passer outre est ce quelqu’en soient les conséquences. Nous sommes pris au piège à nous de ne pas se laisser endormir. La clim ne sera jamais LA solution !
Lecteurs sachant lire je vous salue.
/image%2F0642250%2F20250703%2Fob_45bc17_image.jpg)