ATTENTION DANGER ! ! !
Le monde est proche d’atteindre un point de non retour qui le fera devenir irréversiblement plus chaud, cette décennie étant cruciale pour limiter et contenir le dérèglement climatique qu’ont prévenu des scientifiques lundi.
Les estimations scientifiques diffèrent mais les températures du monde pourraient augmenter de 6°C d’ici 2100 si les émissions de gaz à effet de serre continuent à augmenter sans aucun contrôle. Les scientifiques disent que le monde est sur le point d’atteindre le seuil de non-retour au-delà duquel les conséquences sur le climat mondial seront irréversibles, telles que la fonte des calottes glaciaires polaires ou la disparition des forêts tropicales.
« C’est la décennie critique. Si nous ne faisons pas en sorte que les courbes s’inversent au cours de la décennie, nous allons dépasser les limites » a déclaré Will Steffen, directeur de l’Institut du Changement climatique pour l’Université Nationale Australienne, qui s’exprimait lors d’une conférence à Londres.
Malgré ce caractère d’urgence, un nouveau traité climatique mondial obligeant les principaux pollueurs mondiaux –tels que les Etats-Unis et la Chine- à réduire leurs émissions ne sera adopté qu’à partir de 2015, pour entrer en vigueur en 2020.
« Nous sommes à un tournant de grands changements » a déclaré Will Stephen. « Nous pouvons limiter l’augmentation des températures à deux degrés ou dépasser le seuil au-delà duquel le système passe à un état beaucoup plus chaud ».
Pour les calottes glaciaires, de grands réfrigérateurs qui ralentissent le réchauffement de la planète, le point de non retour a probablement déjà été dépassé, d’après Will Steffen.
La plupart des estimations climatiques sont d’accord pour dire que la forêt tropicale amazonienne deviendra plus sèche alors que la planète se réchauffera. La mort massive d’arbres liée à la sécheresse laisse penser que la forêt est au seuil d’un point de non retour et qu’elle arrêtera bientôt d’absorber les émissions.
L’un des seuils les plus inquiétants et méconnus est celui du pergélisol sibérien, qui stocke du carbone gelé dans le sol, loin de l’atmosphère.
« Il y a environ 1600 milliards de tonnes de dioxyde de carbone là-dedans, soit deux fois la quantité accumulée dans l’atmosphère aujourd’hui et les latitudes élevées au nord connaissent le changement de température le plus important de la Planète » a-t-il indiqué.
Dans le pire des scénarios, 30 à 63 milliards de tonnes de carbone par an seraient relâchées d’ici 2040, augmentant à 232 à 380 milliards de tonnes d’ici 2100. On estime que la consommation de carburants fossiles est responsable de 10 milliards d’émissions de dioxyde de carbone chaque année actuellement.
L’augmentation de CO2 dans l’atmosphère a également acidifié les océans. Au cours des 200 dernières années, l’acidification des océans a eu lieu à une vitesse sans précédent depuis au moins 60 millions d’années, d’après Carol Turley du Laboratoire Marin de Plymouth.
Cela menace le développement des récifs de corail et pourrait conduire à l’extinction de certaines espèces d’ici plusieurs décennies ainsi qu’à une augmentation du nombre de prédateurs.
Alors que les leaders scientifiques, politiques et environnementaux sont réunis actuellement pour une conférence à Londres sur le sujet, les opinions divergent quant aux actions à prendre d’ici la fin de la décennie.
Voilà un véritable défi que nous propose notre vieille planète. L'Homme est bien un apprenti sorcier et la "notion scientifitique" ne sait pas s'affranchir de la problématique politico-financière. Rien n'est pris en compte pour l'environnement par tous les décideurs à quelque niveau que ce soit sinon pour faire croire qu'il savent de quoi ils causent à un électorat quasi ignorant de la "chose environnementale".
La question alors à laquelle il devient urgent de répondre est : comment trouver un nouvel équilibre entre la société et le monde politique capable de prendre en compte les défis écolonomiques?